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SAISON 2016-2017

Professeur diplômé d'état.

Danse Contemporaine

 

Développement de la créativité propre à chacun. Grande liberté d’exploration de l’espace, du temps et du mouvement. A partir des mises en situation qui font appel à l’imaginaire, ce cours permettra d’aborder les trois notions fondamentales de la danse contemporaine : corps, espace, temps.

 

18h15 à 20h00

Barre au sol, technique de placement du corps

écriture et composition chorégraphique

 

Certificat médical obligatoire

 

 

 

SAISON 2015-2016

Professeur diplômé d'état.

 

Philippe Chevrier, ex-danseur à l'Opéra de Marseille et au Ballet National Roland Petit, Compagnie Itinérance, Cie Campo etc. A travaillé avec les plus grands chorégraphes (Felix Blaska, Philippe Talard, Anna Yepes, Jacques Fabre, Barry Collins, Denis Ganio...). Ses tournées internationales l'ont emmené du théâtre Kennedy Center Washington au Bunkamura de Tokyo en passant par la Scala de Milan, l'Opéra de Paris, le Staatsoper de Berlin...  Autres expériences professionnelles, autres talents : du théâtre aux arts du cirque acrobatie, spectacle de rue...  Obtention du Diplôme d'Etat (classique, contemporain, jazz...) en 1997.

 

Renseignements

 

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La danse contemporaine s'est développée à partir de la danse moderne et de la danse postmoderne à partir du XIXème siècle (Bourcier, 1978 ; Pastori, 2003). Trois théoriciens ont contribué à l'évolution de ce jeune art : François Delsarte (1811-1871, français), Emile-Jacques Dalcroze (1865-1950, suisse) et Rudolf von Laban (1879-1958, allemand). Delsarte, qui s'intéresse à la correspondance entre gestes et états émotionnels, ainsi que Dalcroze, qui s'est consacré à la rythmique du corps, ont eu une influence certaine mais quelque peu oubliée, souterraine, et uniquement dans l'institution experte. En revanche, Laban a théorisé le mouvement dansé selon quatre dimensions fondamentales : "le temps", "l'espace", "l'énergie (ou flux)" et "le poids". Sa théorie experte, largement diffusée au sein des institutions universitaires, a trouvé une légitimation qui lui donne aujourd'hui un statut de savoir savant (au sens développé par Johsua, 1998). Cette théorie est toujours d'une pertinente actualité et les principes labaniens servent de référence dans de multiples institutions, qu'elles soient expertes ou profanes. En effet, ces dimensions fondamentales permettent, selon l'auteur, d'une part de "déconstruire le mouvement dansé" (c'est-à-dire de l'analyser dans sa complexité), et d'autre part, de concevoir des situations d'enseignement et de création chorégraphique (cf.  Laban dans « La danse moderne éducative », 1947/2003, ainsi que Robinson, 1988), Waehner, 1993) ou Cremezi, 1997). Plus spécifiquement, s'agissant de la danse pour les enfants, Laban propose, à partir des ces dimensions fondamentales de les confronter à "un bain stimulant de situations visant le développement technique, le corps étant l'outil du danseur", car ces dimensions du mouvement dansé sont pour lui le terreau de l'expressivité :

 

« … l'expression du mouvement dépend de sa localisation dans l'espace, incluant la forme, et de son contenu dynamique, comprenant l'effort... Des contrastes d'expression évidents sont ressentis dans les éléments d'effort suivants: soit ferme ou léger, soit direct ou flexible, soit soudain ou soutenu, soit contrôlé ou libre1. » (Laban, 1947/2003,  p.64-65)

 

D'autres dimensions propres à  l'activité ont été décrites par les auteurs précédemment cités,

comme "l'écoute," (compétence à danser ensemble sans repère musical) ou encore "la relation" passant en particulier par le placement du regard.

 

Pour résumer, l'expression, pour Laban, est inscrite dans le mouvement et ses colorations. Pour cet auteur, le travail de l'expression est indissociablement un travail technique sur le mouvement lui-même, sur le corps, alors que ces deux pôles sont souvent opposés dans la littérature pédagogique (Garassino, 1980). On est ici face à une définition de l'expression en danse qui met en exergue toute sa spécificité. Le développement de l'imaginaire dépend, selon Laban (1947/2003) et Robinson (1988) de la proposition de situations poétiques adéquates et propices à l'expérience poético-motrice avec un constant aller-retour entre développement des possibilités motrices et développement des possibilités poétiques.Ainsi, les différents experts et théoriciens de la danse s'accordent, lorsqu'ils parlent du mouvement en danse et définissent des orientations pour son enseignement, pour introduire une double composante (motrice et sensible) porteuse de sens. Ils proposent ainsi des manières de faire que l'on peut analyser d'un point de vue didactique. Nous mobilisons pour ce faire les propositions de Chevallard (2007) qui, dans un souci de ne pas opposer logos et praxis, développe un modèle d'analyse praxéologique de la référence à partir du "types de tâches" légitimées par l'institution de référence.

 

Les "types de tâches" en danse contemporaine

 

A distinguer des "tâches expérimentales" présentées ci après en  méthodologie. Les types de tâche (...)

12En nous référant à la Théorie Anthropologique du Didactique (TAD) développée par Chevallard (2007) et à partir d'une étude historique que nous ne développons pas ici, nous considérons que la danse contemporaine utilise quatre types de situations prototypiques : "l'improvisation", "la composition", "la mise en disponibilité" et "le travail des formes". Ces situations peuvent être considérées dans le cadre de la TAD comme des "types de tâches"2, en ce qu'elles permettent à la fois le développement de possibles moteurs et la qualité d'expression et d'interprétation, comme mis en évidence par de nombreux experts. Définissons à la suite des experts ces quatre types de tâches :

 

"L'improvisation" consiste à laisser son corps aller, danser, explorer sa motricité à partir d'une consigne d'improvisation plus ou moins ouverte. C'est un temps où le corps est sensé se mouvoir via ses sensations et son imaginaire et non suivre les desseins de la pensée et de la décision. La recherche du danseur (ou de l'apprenti danseur) va dépendre du thème (consigne) de départ et des relances.

 

« Un thème donné sert de tremplin – ce thème peut être du domaine de la pure motricité ; celui-ci est déjà inépuisable si on considère tous les facteurs qui constituent le matériau même du mouvement, et fournit des contraintes naturelles et logiques : dans les domaines de l'espace, du rythme... » (Robinson, 1988, p. 114)

 

La "composition" vient généralement après une phase d'improvisation où le danseur a expérimenté des données intuitives. De plus, la composition comporte une mémorisation des éléments. Elle est le temps de production de "l'œuvre" (Robinson, 1988).

 

La "mise en disponibilité" recouvre les temps d'échauffement et d'isolation, ainsi que certaines formes de travail d'occupation de l'espace, ou du travail rythmique pur... (CND, 1999)

 

Enfin, le "travail des formes", bien que non spécifique à la danse contemporaine et peu mis en avant dans les écrits que nous avons consultés, reste un type de tâche majeur de la formation du danseur y compris en danse contemporaine (Faure, 2000). Le "travail des formes" consiste à travailler des éléments techniques (tours, positions...) pour eux-mêmes, pour ensuite les utiliser dans une chorégraphie.

ref : http://tfe.revues.org/

 

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4b rue du vieux moulin

13520 Maussane-les-Alpilles

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SAISON 2015 - 2016 Philippe Chevrier, ex-danseur à l'Opéra de Marseille et au Ballet National Roland Petit, Compagnie Itinérance, Cie Campo. A travaillé avec les plus grands chorégraphes (Felix Blaska, Philippe Talard, Anna Yepes, Jacques Fabre, Barry Collins, Denis Ganio...). Ses tournées internationales l'ont emmené du théâtre Kennedy Center Washington au Bunkamura de Tokyo en passant par la Scala de Milan, l'Opéra de Paris, le Staatsoper de Berlin... Autres expériences professionnelles, autres talents : du théâtre aux arts du cirque acrobatie, spectacle de rue... Obtention du Diplôme d'Etat (classique, contemporain, jazz...) en 1997. Renseignements Nous suivre sur facebook .

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